Le jardin créole

Moment de repos du corps et de l’esprit rien de mieux qu’un petit tour dans un lieu propice à la méditation: le jardin. Le jardin créole, a disparu au profit de l’urbanisation et du bétonnage à tout va. Sa sauvegarde tient du fait que certains en ont compris l’intérêt.

C’’est un jardin d’autosubsistance. On retrouve des plantes vivrières, médicinales et d’ornement proches de la case; le tout situé sur une surface restreinte. Il s’inscrit dans une longue tradition héritée de l’époque des indiens kalinagos. Il a été modelé peu à peu par le croisement des civilisations amérindiennes et des déportés africains au point d’en faire le témoin d’un savoir-faire ancien tant dans sa structure que dans l’association de plantes variées.

Jardin créole urbain typique (quartier Trénelle)

 

Rien n’est laissé au hasard car il est question de produire intelligemment tout en maintenant la bonne santé de la terre et la sienne. Les plantes y sont disposées en fonction de leurs besoins et de leur spécificité de façon à ce que le jardin nourrisse son propriétaire toute l’année. Ce que l’on nomme pompeusement agroécologie existe en réalité depuis des siècles. En somme sous un désordre apparent se cache une structure bien pensée.


L’organiser nécessite des connaissances. Étudier le sol devant accueillir les plantes puis les plantes elles-mêmes. Être informé de leurs besoins en ombre ou en lumière, en eau ainsi que leur cycle de floraison (pour les plantes vivrières). En ce qui concerne les plantes médicinales, il est surtout question de savoir quoi planter afin de se soigner. Il est de bon de discerner les plantes ayant aux relations symbiotiques de celles en concurrence. Cela semble être insurmontable mais en réalité il n’en est rien, il est juste question d’un retour aux origines de la nature.

Il devient de plus en plus important de revenir à un style de vie où la nature à sa place. On s’est éloigné d’elle, la laissant à des mains peu avisées et aujourd’hui on en paie le prix. Tout ce que nous consommons est fait à notre détriment. Pour les sans jardin des alternatives existent. A Trénelle et ailleurs en Martinique des associations ont prouvé que cela était possible malgré l’adversité. Rien ne rend plus fier qu’une première récolte.

 






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